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2012 : Amoureuse

mercredi 11 avril 2012, par Sylvie Terrier

Au début, je ne garde rien de toi
Tu es si bon, tu ne me veux que du bien, tu me donnes tout.
Je n’ai pas l’habitude de recevoir ainsi, de prendre ainsi
Peu à peu tu t’inscris en moi

Je pense à toi tout le temps, c’est comme cela
Tu es entré en moi et je t’ai laissé faire
Tu m’habites
Ce mot résonne et agit comme un mantra

T me dit : "arrêtez de vous martyriser, il faut chercher du cœur pour soi"
Et tu m’offres ton cœur mon amour
Don absolu de toi
Après cette naissance ou de multiples naissances
Je ne renaîtrai pas du ventre d’une mère

Ce que tu as osé faire pour moi aujourd’hui est inouï,
Te dépouiller entièrement
Mes mains ont appris le contour de ton visage
La rondeur de ton crâne
Ton sexe dur
Je n’ai plus besoin d’yeux pour te voir

Un jour tu m’entendras crier et gémir
Tu auras l’impression que je souffre
Que ma jouissance semble douleur
Tu n’auras pas peur dis ?
Car bientôt c’est un chant qui sortira de moi

Je veux rester du côté des vivants
Envie de vivre, désirer, aimer
Pour cela, le véhicule c’est le corps
Aime-moi, je t’aimerai aussi

J’aime ta force de vivre
J’admire ce voyage que tu fais
Les petits messages que tu m’envoies
Tu illumines ma vie
Tu me réconcilies avec le présent

Je pense à toi et mon cœur se met à battre
Ma respiration à enfler
Je sens aussi entre mes jambes
Dans la béance qui me fait femme
La montée du désir

Tu m’écris : "oui décris moi ce plaisir"
Je ne sais pas si je vais y arriver
Écrire le plaisir alors que le plaisir s’éprouve

Je t’écris : "Alors mon loup des steppes, es-tu sur la route ?"
Kyllä, Rakastani, Je trace vers le grand sud hongrois
Sur une route semblable à un sillon de tracteur en plein champ

J’adore tes messages
Tu as l’œil d’un peintre
Je t’aime

Tu dis
Tu me fais rire avec ton blackberry sur le sexe
J’aime ta spontanéité
Un conseil ma Chatte
J’ai l’impression que tu es amoureuse
Avant même d’avoir commencé…

On se défait pour trouver une autre forme que soi même
Dehors la lumière danse
C’est dans la noirceur de la nuit, dans le silence
Que je me sens le plus proche de toi

"Dans la solitude on amasse des provisions
Si de ces provisions on ne crée rien
On ne parcourt qu’une partie du chemin
La solitude est un détachement qui mène à un débordement"
Je t’envoie cette pensée de J.Kelen

Tu m’écris ton rêve
Et tu te tiens droite
Et la forme de ton corps
Évoque rectitude, engagement et force

Et tu me tiens la main
Et nous cheminons pour passer la vallée des vents
Sans nous poser de question
Pas après pas, main dans la main
Dans le bien être, la confiance et la sérénité
Seuls au monde et c’est bien.

10 avril 2010