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2005 : Kyoto, Japon

Lire au pays du soleil levant

mercredi 28 juin 2006, par Sylvie Terrier

Notre tour du monde prend de la vitesse. Après quinze jours passés en Corée, nous voici déjà au Japon.
Après le pays du matin calme, le pays du soleil levant.

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Jardin Zen, Kyoto

Nous avons prévu d’y rester deux semaines. La vie est chère au Japon et nous sommes quatre... Fidèles à notre philosophie de voyageurs, nous restons plusieurs jours au même endroit. Notre choix s’est porté sur le triangle Kyoto, Nara, Nagoya. La moitié de notre séjour se passe à Kyoto. C’est donc dans cette ville que je visite ma première bibliothèque publique japonaise

Adresse : Bibliothèque centrale de Kyoto
Nakagyo-ku Jarakou Mawari
Matusita cho 9-2
Kyoto Japan

Tel : 075 801 4196
Site web : www.kyotocitylib.jp

Au Japon, tout ce qui touche à la vie quotidienne est généralement de petite dimension : petites maisons, minuscules échoppes, jardins minimalistes, repas ou tout tient dans une boîte (tellement jolie et esthétique que l’on se demande si l’on va oser y toucher ), fruits et légumes vendus à l’unité.
Ce qui fait dire à ma fille Zoé que c’est sans doute pour cela que les Japonais sont si petits.

Au Japon la vie est mesurée et ordonnée, rien ne semble laissé au hasard. Dans les relations humaines on se salue de nombreuse fois, vous arrivez au restaurant, toute l’équipe vous souhaite collectivement la bienvenue. Pour dire non il faut suivre tout un protocole, si vous ne comprenez pas le japonais, vous pensez que celui à qui vous avez demandé de l‘aide est en train de conclure positivement votre affaire, parce que cela prend du temps et que vous l’entendez dire hai (oui). En fait vous vous trompez, votre interlocuteur est en train de parcourir un long chemin d’excuses et de remerciements. A la fin, il se tourne vers vous et vous dit l’air confus et en vous saluant : I am very sorry, but it is not possible ...

Pour gagner la bibliothèque j’ai marché une heure. Il pleuvait ce matin, la saison des pluies commence en juin au Japon. Le ciel est gris et bas, la pluie froide. Rien à voir avec les pluies de mousson. Je longe des avenues très commerçantes puis traverse de paisibles quartiers d’habitation en bois sombre. De temps en temps je passe devant un petit temple, tout en bois lui aussi avec son toit recourbé garni de tuiles grises et décoré de longs lapions blancs. Une vielle dame soigne ses fleurs, une jeune femme passe en bicyclette, un bob enfoncé sur la tête, son enfant assis devant elle.

La pluie s’est transformée en fin crachin. Une infinité de petits restaurants bordent ma route, la plupart minuscules et occultes, réduits à une porte de bois fermée, devant laquelle pendent des banderoles de tissu clair. Impossible de manger ici, la barrière de la langue est rédhibitoire. Heureusement d’autres restaurants proposent dans leur devanture des imitations en plastique de leurs mets, copies étonnantes de vérité. On se laisse alors séduire par la transparence d’une soupe de pâtes sur lequel flotte un carré de soja frit, un poisson fumé délicatement posé sur son lit de riz blanc dont on peut compter chaque grain, une section d’omelette moulée comme un biscuit, ou bien encore une petite soupe miso dans son bol de laque noire.

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nourriture factice, Kyoto

La bibliothèque se trouve au nord ouest de la ville. C’est un bâtiment austère et utilitaire, privé de tout esthétisme. Elle fait partie du réseau des bibliothèques de Kyoto qui compte au total 20 établissements : 19 bibliothèques, une seule médiathèque.

L’entrée donne directement sur la section jeunesse, fort animée en ce samedi matin. Parents et enfants lisent, assis autour de tables basses. Les bibliothécaires en uniforme s’activent et répondent avec empressement à toutes les sollicitations.

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Bibliothèque de quartier

J’ai de la chance ce matin car je suis reçue par le directeur de l’établissement, Nakata Yoshiaki qui parle anglais et passe un long moment avec moi bien que je n’aie pas pris rendez-vous. Bien sûr, il s’excuse, confus de ne pas parler correctement anglais puis, une fois les présentations faites, m’invite à venir discuter dans un bureau.
Il est extrêmement gêné. C’est la première fois qu’il parle avec une française, de surcrois une collège bibliothécaire. Malgré tous mes efforts pour le mettre à l’aise il reste très tendu et sue à grosses gouttes.

Je découvre rapidement que Nakata est un homme passionné par son métier, un amoureux du livre et qu’il se dévoue entièrement à son objectif : faire lire le plus grand nombre de jeunes lecteurs. En moyenne, les bibliothèques publiques touchent 30 % de la population au Japon, A Kyoto, le chiffre est seulement de 25 %. Pourquoi ? I am sorry, répond Nakata qui ne trouve pas les mots pour s’expliquer.

Nakata me donne une clef pour comprendre le Japon :
En 1945, après la seconde guerre mondiale, tout à changé. Les cultures européenne et américaine ont pénétré au Japon et les bibliothèques ont commencé à émerger, vers 1947. Avant la guerre seulement les classes aisées lisaient et possédaient des livres, les générations anciennes transmettaient leur savoir aux jeunes. Aujourd’hui avec les bibliothèques publiques c’est aux responsables de bibliothèques de transmettre ce savoir, de faire en sorte qu’un plus grand nombre de citoyens accède au savoir.
Il y a 10 ans il n’y avait pas d’enfants dans cette bibliothèque.

J’interroge Nakata au sujet des mangas. Pour lui les mangas font partie de la culture japonaise. Initialement ils se présentaient sous forme de d’histoire en 4 cases. Osamu Tezuka, un grand maître du manga leur a donné une forme cinématographique (celle que nous connaissons aujourd’hui). Ses dessins transmettaient des valeurs de vie, un enseignement moral. Aujourd’hui cette forme a été réutilisée pour transmettre des messages de violence et de pornographie qui n’ont plus rien à voir avec le concept du départ. Cependant, pour Nakata, les adolescent de 13-14 ans ne lisent pas ces mangas, trop abstraits, trop « logical thinking », la classe d’âge qui les dévore est celle des 20- 30 ans.

J’ai eu l’occasion de découvrir des mangas dans un autre contexte, au «  BB Station », à Nagoya. Il s’agit d’un Club ou l’on peut, en achetant une carte, consulter Internet, regarder des vidéo (avec possibilité de louer un boxe pour un couple) et lire des mangas. Les collections de mangas sont impressionnantes, elles montent jusqu’au plafond et font le tour de l’espace, les séries sont classées par numéros d’étagère, certaines sont gigantesques : 143 volumes !

Ces mangas auxquels s’ajoutent des magazines sur le même sujets et d’autres plutôt pornographiques, sont à consulter sur place. On peut rester la journée entière dans ce club ouvert 24 heures sur 24, la boisson est gratuite, une fois que l’on est membre c’est « for ever », pour la vie...

Revenons à la bibliothèque, quelques chiffres :
- 342 700 livres dont 89 200 pour la jeunesse. Sur l’ensemble du réseau : 1 584 600 livres, 505 250 pour la jeunesse
- personnel : 40 salariés. 120 sur l’ensemble du réseau

- Heures d’ouverture :
Tous les jours de 10 à 20h30
Dimanche : 10-17h30
Soit : 70h30 d’ouverture hebdomadaire

- Conditions de prêts :
Gratuité pour tous
10 ouvrages par usager pour une durée de 2 semaines. 20 ouvrages pour les personnes handicapées.
Pas de pénalité de retard

La bibliothèque des enfants au rez-de-chaussée :
La section commence par une impressionnante collection de planches de kamishibai. Plus de 300 titres !
Les planches sont regroupées dans une pochette en plastique avec poignée, facile à transporter. En effet toutes les histoires peuvent être empruntées.

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Collection de Kamishibai

La bibliothèque prête-t-elle aussi les petits théâtres ? Non, car les lecteurs empruntent les planches nues, les parents lisent les histoires à leurs enfants comme s’il s’agissait d’un livre à la différence près que les enfants se placent en face, qu’ils sont spectateurs, comme devant un écran de télévision. J’ai ainsi vu plusieurs papa animer des histoires de kamishibai devant leurs enfants fascinés par les images.

La section jeunesse est divisée en trois parties, une section documentaires (classification Dewey adaptée, limitée à deux chiffres), une section romans, une section albums prolongée par un espace d’animation, un grand carré de parquet ou tout un chacun peut aller lire à condition d’ôter ses chaussures.
Des petites tables et des chaises basses accueillent les enfants et leurs parents, une étagère garnies de mangas attirent les enfants les plus grands.
Tous les livres sont couverts, la qualité des albums est excellente. Je découvre les illustrateurs japonais, talentueux et inventifs et c’est un véritable régal de voir à leurs côtés Maurice Sendak, Arnold Lobel, Tomi Ungerer, Claude Bougeon (tous traduits en japonais).

Enfin, toute une section propose des albums en anglais et en espagnol. Rien vu en français : le français en effet est en régression au Japon, la tendance se tourne vers l’apprentissage du chinois, voire de l’espagnol.

La section des périodiques au 1er étage :
Un choix de 102 magazines et 3 banquettes circulaires bleues pour la consultation sur places. Fréquentation moyenne.

La bibliothèque de référence et la bibliothèque de prêts adulte :
La bibliothèque de prêts adultes est plutôt austère et utilitaire, des étagères anguleuses de bois clair, une vingtaine de chaises rouges, deux tables de lecture, quelques boxes. Un espace de lecture sur place de journaux et de magazines, habité par un seul usager, un vieil homme qui lit son journal à l’aide d’une loupe.
Tous les livres sont couverts et bien rangés. Le personnel uniquement féminin porte un uniforme : chemise blanche, veston à carreaux gris, jupe bleu marine et chaussettes assorties, mocassins noirs. Pour ranger les livres, les agents en service public revêtent un grand tablier bleu pervenche et enfilent une paire de gants blancs.

Les documentaires sont organisés selon la Nippon Decimal Classification, inspirée de la Classification Décimale Dewey sauf pour la classe 900 qui traite de la littérature. A quelques exceptions près tous les ouvrages sont en langue japonaise.

Du jamais vu : une section de livres de poche (10x8) regroupant tous les sujets, des documentaires aux romans, nommés Travel books. Ces livres de taille réduite se mettent dans la poche ou dans un sac, on voit fréquemment les usagers des transports en commun lire ce genre d’ouvrage.

Je retourne à la bibliothèque jeunesse car une animation vient de commencer. Deux bibliothécaires en chaussettes proposent des comptines avec des jeux de mains, ensuite elles lisent à tour de rôle plusieurs albums. La demi-heure se finit par un spectacle de kamishibai. Tout un groupe d’enfants handicapés assiste à l’animation. Au bureau de prêt les deux employées restantes s’affairent pour répondre aux questions des enfants. Elles enregistrent leurs livres en souriant, glissant à chacun un petit mot gentil.

Il y a vraiment une bonne ambiance dans cette bibliothèque.
Je pense que Nakata a tors de s’inquiéter de ses « seulement » 25 %. Tous les jeunes qui viennent à la bibliothèque sont heureux et la visiteuse que je suis n’a qu’une envie, y rester...

Pour finir, une date à retenir au Japon, le 23 avril : c’est la fête du livre pour les enfants. Durant cette journée toutes les animations autour du live et de la lecture sont permises !

A Kyoto, il n’y a pas d’Alliance française. Par contre, il y a un Institut franco-japonais qui possède une médiathèque. Je décide de m’y rendre sans attendre.

L’Institut se trouve dans une belle bâtisse blanche à grandes fenêtres. Une pelouse impeccablement verte accueille le visiteur, le drapeau français flotte au-dessus de l’entrée.

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Institut culturel français de Kyoto

L’institut culturel de Kyoto a été créé en 1927 par l’Ambassadeur de France Paul Claudel (la médiathèque porte d’ailleurs son nom) et le Sénateur Inabata Katsutaro. En 1936 il déménage dans un nouveau bâtiment, le premier immeuble en béton de Kyoto. Entièrement rénové en 2003, c’est le plus ancien institut franco-japonais du Japon.
Directeur : Pierre Fournier

A l’intérieur la lumière fuse, tout y est harmonieux, le plancher clair, les murs immaculés, le mobilier sobre et design. La secrétaire qui m’accueille parle français. Il est 11 heures et la bibliothécaire ne va pas tarder à arriver, me dit elle. En effet, une grande jeune femme passe la porte, le pas assuré malgré ses talons hauts. C’est Marie.
D’emblée le contact passe entre nous et bien que ma visite soit imprévue, Marie prend le temps de me faire visiter la médiathèque et de répondre à mes questions.

Adresse :
Médiathèque de l’Institut franco-japonais du Kansai
8, Izumidono-cho Yoshida
Sakyo-ku
Kyoto 606-8301
Tel : 075 761 2116
Fax : 075 761 2106

E mail : mediathecaire@ifjkansai.or.jp
Site : www.ifjkansai.or.jp

- Heures d’ouverture :
Tous les jours sauf dimanche, de 12h à 20h
Soit : 48 heures par semaine

Il y a huit médiathèques d’Alliance ou d’Institut franco-japonais sur le territoire nippon. Elles sont rassemblées sous forme de cartes postales dans un élégant dépliant en zig zag.

- Le catalogue en ligne : http://www1.ifjtokyo.or.jp permet de consulter les fonds de 4 d’entre elles : médiathèques des instituts franco-japonais de Tokyo, Fukuoka, Tokyo et maison franco-japonaise de Tokyo. Le prêt inter fonctionne entre la médiathèque de Kyoto et les deux médiathèques de Tokyo dont voici les adresses :

Bibliothèque de la Maison franco-japonaise
3-9-25 Ebisu, Shibuya-ku
Tokyo 150- 0013
Tel : 03 5421 7643
E-mail : biblio@mfj.gr.jp
Site : www.mfj.gr.jp

Médiathèque de l’Institut franco-japonais15, Ichigaya-funagawara-machi
Shinjuku-ku, Tokyo 162- 8415
Tel : 03 5261 3937
E mail : mediatheque@ifjtokyo.or.jp
Site : www.ifjkansai.or.jp

Quelles sont les missions de ces médiathèques ?
— Fournir une documentation actuelle et variée sur la France et les cultures francophones, en mettant l’accent sur leur expression contemporaine.
— Encourager l’indépendance intellectuelle, de même que la lecture critique et réfléchie
— Proposer des fonds variés pour permettre aux usagers de se cultiver, de se distraire, de se former.
— Etre un lieu d’information et de documentation ouvert à tous et dont les collections sont gratuitement consultables sur place.
— Favoriser la convivialité et développer des actions en faveur du livre et de la lecture.

La médiathèque s’étend sur deux étages, au rez-de-chaussée se trouvent les ouvrages d’apprentissage du français, les magazines (une trentaine de titres), le bureau de prêt. Au 1er les collections de livres et les documents multimédia.
Au total de 15 000 documents, parmi lesquels, un fonds d’usuels, 370 CD, 350 DVD et vidéo, un fonds jeunesse de 600 livres. La médiathèque dispose également d’un fonds ancien de 8000 livres, en cours de saisie. A disposition des abonnés sont disponibles 14 ordinateurs pour la consultation d’Internet.

Il est aussi possible de visionner des DVD, des CD-rom, d’écouter des CD et de regarder TV5.

- Conditions d’inscription :
Pour s’inscrire à la médiathèque il est nécessaire d’être membre de l’institut. Coût : 3000 yen pour les étudiants (30 euros), 6000 pour les autres (60 euros).

- Emprunts :
9 documents :
2 livres pour 2 semaines
1 BD pour 1 semaine
3 revues pour 1 semaine
1 vidéo ou 1 DVD pour 1 semaine
1 CD-rom

Les pénalités de retard sont de 10 yen par jour et par document.

- L’équipe : 2 personnes à temps plein, Marie et un bibliothécaire japonais + 2 étudiants japonais à temps partiel. Cependant, Marie se trouve un peu isolée, car elle manque de collègues avec qui parler et échanger. Il est vrai qu’il y a un monde entre nos deux cultures et qu’il faut un temps infini pour commencer à créer des liens, autres que conventionnels. Courageuse bibliothécaire ! Quand Marie est arrivée, tous les livres se trouvaient dans des cartons à la villa Kujoyama. Marie a dû trier, saisir, désherber, motiver une équipe inexpérimentée. Un grand moment de solitude. Heureusement le réseau a fonctionné, elle est allée rejoindre les collèges de Tokyo qui lui ont donné courage et aide professionnelle.

Aujourd’hui la bibliothèque est superbe et Marie a envie de proposer plus d’animations. Tout est possible dans cette bibliothèque, il y a de l’espace, des moyens financiers, il y a même des enfants qui viennent avec leur école.

La villa Kujoyama : www.villa-kujoyama.or.jp
La villa Kujoyama fonctionne un peu comme la villa Médicis en Italie. C’est une résidence qui accueille pour une durée de 4 à 12 mois des artistes, écrivains, chercheurs confirmés qui se proposent de mener à bien un projet spécifique s’inscrivant dans la réalité japonaise.
La villa est composée de 6 studios ainsi que d’une salle polyvalente pour les rencontres, conférences, ateliers, concerts. On trouve également une salle de lecture et de documentation et plusieurs espaces de convivialité.
Ont séjourné à la villa, les écrivains suivants : Eric Sadin (poésie), Hubert Lucot, Dominique Noguez, Luc Lang, Jean-Philippe Toussaint, Philippe Forest, Morgan Sportes, Philippe Adam, Yann Apperry, Ornela Vorpsi, Isabelle Jarry...
Bande dessinée : Frédéric Boilet ;
Littérature jeunesse : Lisa Bresner
Discours : Michel Serres
On rêve d’écrire un jour sur le Japon, non ?

Bon, envie de vous acheter un bon roman japonais ? Ou bien de relire "Le pavillon d’or" de Y.Mishima avant d’aller le voir au soleil couchant ?

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Temple d’or, Kyoto

Rendez-vous dans l’une des librairies Maruzen, il y en a plusieurs à Kyoto. Vous y trouverez des ouvrages en français ainsi que de très beaux livres sur les jardins zen japonais. Vous vous arrêterez aussi à l’étage des livres pour enfants pour constater que l’édition de jeunesse au Japon se porte très bien tant au niveau de la production nationale que des traductions.

Pour finir, un très beau site pour découvrir Kyoto et vous donner envie de visiter cette ville, dans laquelle on peut rester sans s’ennuyer un seul instant pendant au moins quinze jours :

http://kyoto.japon.free.fr